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Ce sujet impose d'être traité en 3 étapes :
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A) La sensibilisation au problème n'est pas vraiment de faire prendre conscience qu'il existe : cela est vraisemblablement un acquit. Il est plutôt de faire connaître la véritable nature du danger et, par conséquent, les moyens de prévention.
Pour sensibiliser, il faut donc mettre en évidence :
- les circonstances les plus fréquentes de la chute dans l'eau : ce sont les approches du port, les manoeuvres délicates (en particulier les manoeuvres sous spi)
- les causes les plus fréquentes aussi : outre l'inattention (le coup de bôme), il y a les difficultés de déplacement sur le pont, et les moments cruciaux que sont les changement de placement (l'équipier qui monte sur le pont et n'est pas encore attaché; l'équipier qui prend ou quitte le poste de barreur ...)
- les raisons pour lesquelles ce risque est mortel, même quand l'équipier tombé à l'eau porte une brassière efficace :
- les dangers d'hydrocution
- les dangers liés à l'hypothermie pour lesquels on peut s'inspirer du tableau ci dessous, extrait du Cours des Glénans :
chance de sur vie d'un homme à la mer selon la température de l'eau eau à 20 degrés 6 à 8 heures méditerranée en été eau à 15 degrés 3 à 5 heuresméditerranée en hiver;
bretagne en été eau à 10 degrés 1 heure à 1 heure 30 bretagne en hiver
- enfin la difficulté de la récupération sous visibilité réduite : on ne peut pas, ON DOIT faire l'expérience de la visibilité d'une tête qui dépasse de l'eau à plus de 20 mètres, surtout quand elle n'est pas couverte d'une capuche de couleur voyante. En déduire ce que cela peut être dans la nuit !
Les conclusions sont donc immédiates en ce qui concerne la tenue de la brassière et du harnais. Contrairement aux habitudes courantes, le harnais est beaucoup plus important que la brassière ! Ceci dit, la brassière est essentielle : elle évite de remonter à bord un demi-noyé quand l'équipier a été remorqué par le bateau de longues minutes .
Exercice 1 : capeler correctement le harnais, en vérifiant son fonctionnement, c'est-à-dire l'état des coutures, le serrage des boucles (pour qu'il soit ajusté sans gêner pour autant les mouvements).
| 1 - : housse extérieure du gilet, doit bien recouvrir la chambre à air | |
| 2 - : Chambre à air gonflable, pliée avec soin, et son tuyau de gonflage manuel bien bouché | |
| 3 - : cartouche de CO2, bien vissée, avec sa pastille de sel bien en place et son bout de déclenchement manuel bien caché dans le pli de la chambre à air (pour éviter qu'il s'accroche quelque part et ne provoque accidentellement la percussion de la cartouche) | |
| 4 - : Sifflet (d'aucuns pensent qu'il ne sert à rien mais on ne sait jamais), vérifier qu'il fonctionne | |
| 5 - :boucle de capelage, la régler (chaque brassière est attribuée à un équipier avec son numéro pour toute la croisière) et vérifier ses coutures | |
| 6 - : coutures du bas de harnais, vérifier leur état régulièrement | |
| 7 - : réglages du bas de harnais, à contrôler comme la boucle de capelage | |
| 8 - : sangle de repêchage par le col, en vérifier le pliage et les coutures |
Exercice 2 : accrocher le harnais à la « ligne de vie » du bateau et faire le tour du bateau avec, rapidement sans précipitation, afin de repérer tous les obstacles, tous les passages délicats, et tous les points d'appui;
Ces deux exercices doivent être faits au port avant le début de la croisière proprement dite. Ils sont des tâches de préparation aussi indispensable que le test du moteur et l'avitaillement. Ci joint, la fiche d'exercice correspondante.
On peut alors passer à la question de la récupération.
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