D’ailleurs y a-t-il une différence ? 

Pour moi oui. Et c’est même une grande différence.

Dans l’esprit de beaucoup de personnes intéressées par ce sport, et donc dans mon esprit, école de voile rime avec régate, compétition, performance... Entre autres.

Voilà pour le fond et pour ce qui est de la forme, on assimile souvent la voile à la voile légère, soit des bateaux de petite taille plutôt instables où une condition physique exemplaire est nécessaire. 

Pour qui a pratiqué le dériveur, ou le cata de course, ou maintenant ces folles machines qui « volent » plutôt qu’elles ne voguent, je pense que personne ne me contredira. Réservé à des jeunes ou à des sportifs bien entraînés, ce sport a des exigences.

Faire de la voile c’est aussi, et surtout, apprendre un langage, apprendre de la technique, accepter de changer nos repères de terriens pour des références de marins. Pour les marins, lire le vent et la mer est aussi essentiel que respirer et voir dans la vie de tous les jours des terriens.

J’en donnerai comme exemple et pour illustrer cette capacité à mettre en œuvre la totalité de ses sens, cette photo d’une personne barrant les yeux bandés.

 

 

C’est peut être la meilleure façon de barrer... Au près ... En effet, toute la concentration du barreur est déplacée vers des sens moins sollicités qu’à l’habitude et qui remplacent aisément celui de la vue. On apprend ainsi à lire la force et la direction du vent sur son visage, à apprécier l’assiette du bateau (sa gite) avec ses fesses, la vitesse du bateau avec le bruit du remous à l’arrière ou avec les vibrations du gouvernail. Compliqué me direz vous ?  Que nenni ! La barreuse sur la photo est une débutante, et les enfants en sont le meilleur exemple. Ils apprennent en quelques minutes ce qu’un adulte moyen mettra peur être plusieurs heures à percevoir.

On pourrait donc résumer de façon très basique l’objectif d’une « École de voile »

Apprendre à se déplacer sur la totalité d’un plan d’eau (j’entends par là dans toutes les directions) quelle que soit la force et la direction du vent. Apprendre à gérer au mieux et en fonction des outils à sa disposition, la puissance du vent et des vagues.

Tout cela avec toujours à l’esprit les valeurs d’optimisation et de performance.

Rajoutons dans les fondamentaux, la sécurité et le respect des contraintes environnementales. 

C’EST DÉJA UN VASTE PROGRAMME.

Venons en à présent à l’ « ÉCOLE DE CROISIERE  »

C’est très simple. On prend le programme de l’École de voile et on rajoute :

  • Interprétation de la météo.
  • Cartographie papier, règle Cras, compas de relèvement….
  • Traçage de route et choix de la destination.
  • Manœuvres de port et amarrages.
  • Mouillage et prise de corps morts.
  • Navigations de nuit.
  • Utilisation de l’électronique, instruments et navigation.
  • Ne pas oublier une bonne dose de sécurité et notamment les manœuvres de récupération d’un homme à la mer.

 

Arrivée de nuit à Marseille vieux Port

 

Carte isobarique Met Office (Grande Bretagne)

 

 

La cartographie papier

Les mini- croisières et les croisières.

C’est le complément indispensable à toute formation, c’est aussi sa finalité.

Les après-midi de navigation dans la baie d’Aigues Mortes, même si elles sont intenses et techniquement profitables, laissent cependant un goût d’inachevé. En effet on voit bien dans les yeux des stagiaires que leur envie, leur rêve, c’est bien de tourner le dos à la terre, de partir droit devant si possible vers un lieu inconnu d’eux.

Et il faudra le faire. Quitter la routine terrienne pour un mode de vie différent , dans un contexte naturel différent, dans un « véhicule » différent, avec des contraintes différentes, c’est cela partir en bateau, pour quelques jours, quelques semaines, voire quelques mois.

Mini-croisière ou croisière, hormis la durée c’est la même chose. Travail technique bien sûr, mais aussi intégration dans un microcosme social ou chacun devra trouver sa place sans prendre celle des autres. Cuisine, vaisselle, font bon ménage avec envoi de spi ou prise de ris. Naviguer de nuit c’est changer complètement ses repères, c’est aussi vaincre ses appréhensions et sa peur du noir, c’est encore modifier ses rythmes de vie, ses cycles de sommeil pour assurer les fameux quarts, seul face à cette mer qui parait alors si inquiétante. Naviguer c’est parfois croiser l’improbable, c’est partager les misères (mal de mer par exemple) mais aussi l’émerveillement, le bonheur, la simplicité.

La seule façon de vivre tout cela c’est de partir, 3 jours, 5 jours, 10 jours, peu importe. Enfin, le jour où vous déciderez de couper le « cordon ombilical » avec votre formateur, le jour où vous vous direz ça y est, le loue mon bateau et je largue les amarres, alors ce jour là, pour vous, sera un très grand jour.

VOILES D’OC est une école de voile et de croisière à la Grande Motte, tout près de Montpellier. Je peux vous proposer des formules adaptées à votre projet et surtout à votre rythme, à votre façon de fonctionner.  Sortie découverte, à la demi-journée, à la journée, stage, mini-croisière, grande croisière, à moi de trouver ce qui vous convient le mieux. A vous de trouver le temps et l’énergie (un peu d’argent aussi, il est vrai.) pour entreprendre cette nouvelle vie. La liberté est au bout.

JULIA est mon (ma) fidèl(e) équipier (e). Nous avons une longue route en commun, j’ai en lui une confiance absolue. Croiseur récent de 11 m 50, suffisamment de confort pour naviguer loin, performant, rapide, sa simplicité technique permet de jouer au solitaire sans grosses prises de tête, sans nécessité de gros biceps.