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Le principe des anémomètres
Un anémomètre est un dispositif destiné à indiquer la vitesse relative du vent affiché traditionnellement en noeuds, avec option en force Beaufort. Tout a été essayé, il s'est avéré que le seul produit fiable était l'étoile à 3 branches à godets. La grande difficulté est la limitation des frottements, l'axe inox vertical est monté sur deux petits roulements étanches qui sont sensés résister à l'oxydation. Sur cet axe est toujours fixé un aimant tournant. Un signal sera fournit dont la période correspond à un tour des godets. Ce système simple à deux inconvénients de fond, liés au principe :
Il ne démarre pas pour des vents faibles, à cause des frottements des roulements qui s'usent.
Il n'est pas linéaire, car quand le vent augmente, l'écoulements de l'air perturbé par les godets devient turbulent, plus le vent est fort, plus l'écart est grand.
Cet écart dépend de la technologie de l'étoile à godets.
Les étoiles à trois godets sont bien meilleures que les quatre godets, le godet sous le vent étant moins perturbé.
Les étoiles à bras longs et fins avec petits godets sont supérieures pour les mêmes raisons.
L'électronique (ou la graduation du cadrant) compense en partie la non linéarité (Vitesse du vent) / (Vitesse de rotation) , mais pour les vents très forts, la vitesse n'augmente plus sensiblement…
Pour capter le signal de l'aimant, deux systèmes sont possibles
Les anciens systèmes
Ils utilisaient un ILS (interrupteur à lames souples) qui mettait à la masse une résistance d'une dizaine de kilo ohms reliée au 5 volts. Ce système rustique avait un très gros inconvénient, un signal carré de 5 volts qui était véhiculé de la tête du mât aux instruments par du fil non blindé est un gros générateur de parasites, produisant un claquement sur la radio, tout comme le sondeur. Il suffisait de le couper pendant la réception.
Les systèmes récents
Ils utilisent un capteur a effet hall, qui supprime tous ces inconvénients en fournissant un petit signal sur une paire différentielle non bruyante. Le traitement par le microcontrôleur permet de compenser la non-linéarite jusqu'à force 7, au delà il faut imaginer…
Les systèmes à occultation lumineuse, utilisant une croix de malte et un photo transistor n'ont jamais marché, le sel venant très vite à bout de l'optique.
Il existe un principe très différent, utilisé par les stations à terre mais incompatible avec le brouillard salin. Deux fils identiques sont alimentés en série et constituent les branches d'un pont de Wheatstone. Un fil est à l'air libre, l'autre abrité du vent, plus le vent est fort, plus le fil libre se refroidit, donc sa résistance. La mesure donne une force du vent approximative, mais le sel bloque ce dispositif.
Un autre gadget abandonné car trop imprécis utilisait une pale fixe montée sur jauge de contrainte, couchée par le vent.
Les systèmes abandonnés
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Les rotors à axes verticaux (voir aérogénérateurs), saturent par vent fort.
Les systèmes optiques (traités en annexe "encodeur Gray")
Les systèmes à refroidissement différentiel: Deux résistances identiques sont placées, l'une au vent, l'autre dans un tube isolé du vent. Elles sont chauffées électriquement à tension fixe et mesurées par comparaison sur un pont de Wheatstone. En chauffant un fil métallique sa résistance augmente, donc le courant sera plus faible sur celle abritée que sur celle refroidie par le vent. Ce système de référence est très utilisé en labotaroire et en soufflerie avec air sec et pur car sa dynamique est très grande. Il est totalement impossible d'obtenir une fiabilité à bord à cause des embruns qui transportent eau et sel, et pourtant certains le vendent...
Evolution des paliers
La technologie va bientôt corriger le problème des roulements. La recherche a développé pour les micromoteurs rapides des paliers virtuels. Ils n'utilisent plus de bague de frottement ou roulement, l'axe flotte sans contact en suspension dans un champ magnétique toroïdal. Les nouveaux ventilateurs haut de gamme de PC (depuis fin 2000) bénéficient déjà de cette superbe technique. Il n'y a ni bruit, ni vibration, ni usure, ni frottement. La marine intégrant les nouveautés avec un grand retard, cela viendra dans quelques années.
Une girouette est un dispositif destiné à indiquer la direction relative du vent affiché par rapport à l'axe du bateau. Un cadran 360° est complété par une loupe de près et de vent arrière pour amplifier la zone +/- 60°. Une pale équilibrée s'oriente dans le lit du vent. Le même problème des frottements de roulements empêche le fonctionnement par vents très faible, par contre les vents forts ne gênent pas. Ici encore deux grands systèmes ont existé :
Les anciens systèmes
Ils utilisaient un potentiomètre. Ce composant était très cher car c'est un véritable exploit technologique. Il doit être étanche, avec une course de 350 degrés (le trou est vent debout), bien évidement sans butée. Le balai est réalisé par un double pinceau en fils d'or, pour ne pas cracher aux oscillations de direction. La piste ne doit présenter aucun mauvais contact par oxydation. Bien peu de fabricants ont réussi à relever le challenge ! Les doubles pistes pour l'amplification au près et vent arrière ont été tentées mais ont été abandonnées car beaucoup trop complexes à réaliser. Un peu d'électronique résout ce problème.
Les nouveaux systèmes ont éliminé ce potentiomètre coûteux. L'axe porte maintenant un aimant et deux capteurs proportionnels à effet hall, montés à 90° sur la platine, résolvent parfaitement ce problème délicat pour moins d'un € de composants… La résolution du degré ne pose pas de problème.
Le coup de génie
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Ce principe est celui du godet déséquilibré. Il n'y a plus de pale orientable ! Un des godets est un peu différent des autres et c'est tout…. Le principe est pourtant très simple !
Si les trois godets sont strictement identiques, comme sur un anémomètre normal, pour un vent constant, la vitesse de rotation de l'axe sera constante, et la rotation de l'aimant produira une sinusoïde parfaite sur un capteur à effet hall fixe..
Modifions maintenant un des trois godets, par exemple en l'agrandissant ou en lui adjoignant une ailette supplémentaire. Dans les mènes conditions la vitesse de rotation de l'axe ne serra plus constante.
Quand le "grand" godet montera au vent , il sera freiné, quand il passera le lit du vent il accélérera.
Cela produit une déformation de la sinusoïde reçue. Il suffit de disposer de deux capteurs fixes à effet hall décalés de 90° (les mêmes que pour le système de girouette à pale !) ou encore mieux, trois décalés de 120°, et la direction du vent est parfaitement connue, ainsi que la vitesse. L'électronique est très simple, un petit microcontrôleur dans l'aérien fait cela simplement. Vous remarquez alors que ce curieusement système est identique à celui du fluxgate.
La résolution de direction par les trois sinusoïdes déformées décalées de 120° est un des grands classiques des applications à base de microcontrôleur. Je développerai cette technique dans le cadre du logiciel du fluxgate. La seule différence est qu'avec le fluxgate, le signal pilote est constant et connu, c'est un peu plus délicat avec les godets, car la période étant variable, il faut reconstituer le signal horloge à chaque période, soit en analogique en verrouillant une PLL, soit par le logiciel. Le résultat obtenu sera une direction relative en degrés, la précision est très bonne.
Pour obtenir un godet déséquilibre, il suffit donc de lui adjoindre une petite surface ou changer son diamètre ou la longueur d'un bras. La girouette-anémomètre se réduit alors à un simple moulinet à trois godets.Il n'y a plus à se préoccuper de l'orientation de l'aérien. Après l'avoir installé, il suffit de régler au clavier l'axe du bateau depuis les instruments. Cela se fait au près, en équilibrant sur les deux bords, ou au mouillage venté sur corps mort et plan d'eau calme.
Le seul défaut du système est que les godets ne tournent pas par vent faible, il n'y aura pas d'indication dans les petits airs.
Petite remarque, pourquoi trois capteurs à 120° et pas deux à 90° ?
La théorie montre que deux capteurs à 90° permettent d'obtenir le résultat attendu.
De la même manière, l'intersection de deux droites donne un point unique, mais les erreurs dues à l'imprécision des origines et des angles donnent une zone d'incertitude difficile à matérialiser, les erreurs n'étant pas bien connues par définition.
Le croisement de trois droites donnera un triangle d'incertitude, la position la plus probable étant le centre de gravité. La surface du triangle matérialise les imprécisions de la mesure.
Ceux qui ont manié le sextant et la règle Cras comprendront parfaitement...
C'est cette même raison qui fait passer à trois capteurs à 120 °, l'électronique rendra une linéarisation meilleure.
Les systèmes abandonnés
Comme pour l'anémomètre, l'optique a été tentée, par un disque transparent gravé et un encodage Gray. Le sel a tué ce système inadapté au milieu marin (voir en annexe la codage Gray), le capteur et cher le le montage étanche avec joint torique freine trop..
Pour l'anecdote il existe d'autres systèmes de girouettes, mais seulement utilisables à terre car ils sont détruits par le brouillard salin et sont moins précis.
La rose à Polaroïd tournant devant un Polaroïd fixe avec trois cellules à 120° n'a jamais marché.
Les 8 ILS disposés en étoile qui donnent les 8 inter cardinaux, c'est suffisant pour une petite station météo à terre. Certains ont même 16 points. La variante utilisant 8 cellules optiques est moins répandue.
Et n'oublions pas le doigt mouillé, que la plupart des navigateurs possèdent à 10 exemplaires (sans compter les pieds), sauf Mickey qui n'en a que 8.
Bien mieux que tous ces dispositifs, et beaucoup plus fiable, installez toujours en arrière de la tête du mât, une très bonne girouette mécanique, montrant les angles de près, une Windex par exemple qui fonctionne à la perfection pour quelques dizaines d'€. Cette girouette a des compléments indispensables, les pennons sur les voiles qui permettent de visualiser les écoulements.
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L'anémomètre est un équipement utile, il permet de donner une force de vent relatif objective, c'est une bonne alarme quand le vent monte pour obliger à réduire la voilure sans faire intervenir des éléments psychologiques (fatigue, peur, paresse à l'approche du but..) qui empêchent de prendre la bonne décision de réduire.
Une girouette n'est qu'un gadget, cela fait joli sur la console mais ne sert pas à grand chose sauf en haute compétition. Il vaut mieux regarder les voiles. C'est toutefois une petite aide la nuit, mais sans plus.
Il ne faut pas demander l'impossible à des dispositifs, en particulier à cause du fait que force et direction du vent changent considérablement entre le plan de la bôme et la tête du mat, l'indication n'est donc que ponctuelle, en zone marginale, alors que le vent le plus intéressant à connaître serait celui du centre de poussée vélique, en dessous de la première barre de flèche. Il faut se contenter de la mesure de tête de mat, cette zone centrale est inaccessible.
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Installation
L'installation de fait évidement sur l'avant de la tête de mat, plus le bras de déport est long et relevé, moins il y aura de perturbations. Il est impossible de la monter sur l'arceau arrière, même avec une rallonge de deux mètres, les perturbations sont trop grandes.
Avec les anciens systèmes à potentiomètre, il était impératif de bien régler l'axe de la girouette dans l'axe du bateau, c'est pratiquement impossible, on ne voit rien monté en tête de mât sur la chaise, et le bras est toujours décalé de plusieurs degrés. Les indications ne sont donc pas symétriques sur les deux bords, c'est gênant au près, avec 5° de décalage, vous ferrez un près serré à 30°sur un bord, 40° sur l'autre.... Avec les nouveaux systèmes à effet hall, il n'y a plus du tout à se préoccuper de l'axe, le zéro se règle au degré près à la console,au clavier, c'est un gros avantage.Traditionnellement, une girouette mécanique simple sera montée sur l'arrière du mât pour prendre le relais en cas de panne et être bien vue des équipiers occupés aux réglages. Au prés serré, en conditions de course, l'observation de la girouette mécanique est très utile car elle réagit beaucoup plus vite que l'électronique.
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Alors que les loch speedomètres, comme nous l'avons vu, n'ont que très peu évolué en vingt ans, les girouettes ont subi sinon des révolutions, du moins des évolutions.
Une exclusivité des effets hall qui se sont répandus dans toutes les applications industrielles, et l'abandon des capteurs à potentiomètres ou optiques.
Une technologie complètement inattendue, avec le godet déséquilibré, une vraie surprise, qui dépend de cessions du brevet Autohelm !
Le remplacement de toutes les bagues et roulements par des paliers virtuels.
Il ne semble pas qu'une autre innovation soit à attendre dans les dix ans à venir…
L'affichage du vent réel est simple en lisant sur le bus NMEA cap et vitesse du GPS, mais ce gadget n'offre aucun intérêt, sauf dans le cas du système expert pour le contrôle du pilote après déclenchement de l'alarme "homme à la mer".
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Ce système a été découvert lorsque les signaux numériques grandeurs à variation de valeur lente ont commencé à être transmis, je le cite en annexe car il est très utilisé.
Le problème est simple, supposons que nous voulions coder la direction du vent en numérique, en utilisant des cellules masquées par des secteurs opaques puis transparents sur un disque tournant.
Avec un seul bit, une seule cellule, donc un seul secteur blanc / noir de 180°, la position peut être codée à deux niveaux, disons Nord ou Sud, 0 ou 1.
En rajoutant une cellule, donc une piste avec secteurs alternés de 90°, nous avons 4 points, N,E,S,W, soit 00,01,10,11 (L'abréviation de Ouest est toujours le W comme le West anglo-saxon).
Avec trois bits, une piste de plus à secteurs de 45°, nous obtenons 8 points (2 exposant trois) , les inter-cardinaux :
N, NE,E, SE, S, SW, W, NW soit 000,001,010,011,100,101,110,111.
Chaque nouveau bit demande une nouvelle piste, avec des secteurs deux fois plus étroits. Il n'est pas possible d'aller très loin avec ce système, mais des codeurs industriel très chers sortent 8 bits soit 256 positions et jusqu'à 13 bits (et plus..), la grande difficulté de graver 8192 secteurs sur un disque explique le prix.
Le problème est simple, prenons par exemple la transition sur 3 bits entre deux postions adjacentes …000… et …111…
Comme la réalisation mécanique ne permet pas à tous les bits de basculer exactement au même instant, une oscillation autour de cette position donnera les 8 cas possibles pour une même position, en anglais c'est le "glitch", l'affichage est totalement inexploitable.
L'idée de génie est de modifier le code pour que la transition d'une position à la position adjacente le fasse changer qu'un seul bit, ce qui résout parfaitement le problème, il n'y a plus de position incertaine (pour les théoriciens, la distance de Hamming est minimale, de 1). Frank Gray a breveté ce système en 1953.
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Toutes les transitions n'impliquent qu'un seul bit. Le microcontrôleur traite ce code très simplement avec une table, ou un petit bout de programme en C (ce sujet classique est abondamment traité partout) il n'est pas possible de faire encore mieux. C'est un système très séduisant, souvent utilisé dans l'industrie comme recopie angulaire.
Il a été testé en marine avant d'être définitivement abandonné car il est impossible de faire une bonne étanchéité de l'aérien avec un palier tournant freinant peu et vieillissant bien à faible coût. La bonne résolution demandée rendait la gravure du masque trop sensible aux dépôts de poussières et de sel. Cela n'est pas gênant pour l'anémomètre, une croix de Malte fonctionne bien, mais la solution girouette optique est trop onéreuse et peu fiable. Avec trois capteurs Hall et les deux aimants, toute l'électronique du capteur de la girouette + anémomètre revient à 2 €, la solution optique ne peut rivaliser, elle et éliminée.
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Projet à venir ultérieurement, il sera décrit comme exemple dans les pages microcontrôleur.
L'indication de la direction et de la force du vent réel est une donnée disponible sur le bus NMEA, soit directement, soit calculée en fonction du cap compas et du vent relatif.
Ce vecteur (vitesse et direction), est très intéressant en particulier pour adapter la voilure, mais l'indication instantanée habituelle n'est pas suffisante. Il est préférable d'avoir un mode enregistreur, rafraîchi toutes les quelques secondes, qui indique la tendance. Cette valeur d'évolution des conditions est fondamentale pour les réglages et le choix de stratégie avec du vent instable.La réalisation électronique ne présente aucune difficulté particulière, elle fait partie de la gestion d'un afficheur graphique, le seul gros problème est évidemment la mise en boite étanche et harmonisée avec la ligne des autres instruments d'un afficheur LCD. Cette réalisation demandera soin et astuce et sa difficulté ne doit pas être ignorée. Il y aura un gros travail à faire entre le système sous forme de maquette, afficheur et carte avec les fils en vrac jusqu'au produit fini intégré dans la console.
Cet afficheur graphique en mode enregistreur alternera toutes les 2 secondes direction et force du vent, un poussoir permettra de le configurer aussi en sondeur enregistreur, toujours par une simple lecture du bus NMEA, éventuellement aussi barographe en ajoutant un capteur de pression.
Les cadrans normaux afficheront toujours la vitesse relative, bien adaptée aux réglages fins de voile et de cap. L'enregistreur sera très apprécié, surtout sur un bord de spi avec le vent qui monte, pour anticiper, avec des données objectives, la réduction de voilure (ou inversement) avant de reprendre un bord de près.
Cet afficheur sera présenté prochainement dans le commerce chez les divers fabricants, la technologie existe, le marketing le demandera dés qu'il y aura pensé car la demande existe.
Le prix de revient en production est très voisin de celui des afficheurs classiques.
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